L’avancement de la pratique infirmière

Thu, Sep 13, 2012

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L’avancement de la pratique infirmière

Malgré son horaire chargé, Sean Clarke, Ph. D. 1998, le tout nouveau titulaire de la Chaire de recherche en sciences infirmières et en pratique novatrice Susan E. French et directeur du nouveau Programme collaboratif en sciences infirmières de McGill, a pris le temps de livrer ses réflexions sur l’avenir des sciences infirmières et le rôle que pourrait jouer l’École de sciences infirmières Ingram de McGill, nouvellement renommée, dans le remodelage de la profession.

McGill: Qu’est-ce qui vous a poussé à revenir à McGill et quelles sont vos aspirations pour l’École de sciences infirmières Ingram?

Sean Clarke: Pour avoir enseigné dans plusieurs écoles universitaires de sciences infirmières au fil des ans, j’affirme sans réserve que l’École de McGill fait très bien les choses! Si elle n’est pas une des plus grandes écoles, la qualité et l’impact de ses activités de recherche et de ses diplômés sont élevés, l’École jouit d’une réputation bien établie et on trouve ses diplômés aux quatre coins de la province et du continent. Le personnel infirmier de McGill a une façon reconnaissable de penser, de parler et d’envisager les situations.

M: À titre de nouveau titulaire de la Chaire de recherche en sciences infirmières et en pratique novatrice Susan E. French, quels sont vos principaux objectifs en matière d’enseignement et de recherche?

SC: Mon travail comme chercheur porte surtout sur la qualité et la sécurité des soins à l’hôpital, en particulier par rapport à des facteurs comme les effectifs, les résultats pour les patients, et des questions de santé au travail pour les employés de la santé. Je me passionne pour la façon de mieux comprendre comment des professionnels de la santé travaillent ensemble et comment ajuster les processus et les interventions afin d’améliorer les résultats. En tant que titulaire de la Chaire, je m’emploierai avec le corps professoral et mes collègues à faire avancer leurs travaux et à veiller à ce que nos programmes d’études restent à l’avant-garde.

M: Parlez-nous du nouveau Programme collaboratif en sciences infirmières de McGill pour l’éducation et l’innovation en matière de soins aux patients et de soins axés sur la famille, ainsi que de sa portée sur la profession infirmière au Québec?

SC: Le Programme collaboratif en sciences infirmières de McGill est un partenariat spécial entre l’École de sciences infirmières Ingram et les départements de soins infirmiers au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et à l’Hôpital général juif (HGJ). D’autres partenaires cliniques du réseau de McGill seront associés au Programme collaboratif au cours des prochaines années.  Le but est de faire avancer la recherche sur les soins infirmiers et de simplifier la mise en œuvre de pratiques novatrices dans l’ensemble des établissements partenaires.

Ce programme est unique au monde quant à ses buts et à la façon dont il tire parti des liens déjà solides entre une école de sciences infirmières et ses organismes cliniques affiliés. En rassemblant du personnel infirmier en pratique clinique, des infirmiers chercheurs, des directeurs des services et de l’enseignement infirmier, des pédagogues, des étudiants des cycles supérieurs et des représentants des patients, afin de créer des « groupes de travail », nous travaillerons à des initiatives conjointes en matière de recherche, d’éducation et de pratique.

M: Que signifiera cette approche pour les patients?

SC: Les patients ont toujours été et restent au cœur de notre mandat et orientent les aspirations de l’École de sciences infirmières Ingram. Ils sont aussi sa raison d’être. En mettant à contribution notre expertise en recherche, en éducation et en pratique, le Programme collaboratif en sciences infirmières de McGill devrait engendrer de nouvelles façons de déterminer les besoins de divers groupes de patients et d’y répondre. À terme, nous espérons pouvoir, d’une part, améliorer l’accès à des soins de qualité, sécuritaires et rentables qui répondent aux besoins de patients et de familles et, d’autre part, améliorer les résultats pour la santé.

M: L’époque semble passionnante pour la profession infirmière au Québec et au Canada. L’École de sciences infirmières Ingram peut-elle jouer un rôle de premier plan dans le remodelage de la profession?

SC: Oui, c’est une période stimulante de l’évolution de la profession infirmière et j’estime que la population n’a pas encore vu la palette de services que le personnel infirmier peut offrir. McGill est déjà reconnue pour son excellence en recherche dans le domaine des soins infirmiers et, grâce à l’expertise de son corps enseignant et aux talents de ses étudiants, l’École Ingram est bien placée pour étendre sa portée au sein de la profession au Québec et ailleurs. L’avenir est passionnant pour la profession infirmière à McGill.

Par Linda Sutherland

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