Un attachement indéfectible pour McGill

Thu, Sep 13, 2012

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Un attachement indéfectible pour McGill

Par Allyson Rowley, B.A. 1977

À son arrivée à McGill au début des années 1960 pour effectuer son baccalauréat en sciences infirmières, Susan French sait aussitôt qu’elle est au bon endroit. Celle qui a déjà étudié et travaillé à Halifax, aux Bermudes et à Boston trouve « à McGill le genre de sciences infirmières que je cherchais — axées sur la personne et la famille. Le programme était remarquablement bon ».

C’est aussi le début d’une belle amitié. En 1965, elle amorce sa carrière en enseignement en tant que chargée de cours à l’École de sciences infirmières de McGill. Après l’obtention d’une maîtrise à l’Université de Boston en 1969, elle revient à McGill pour une autre année. Elle passe ensuite 31 ans à l’Université McMaster, où elle exerce les fonctions de vice-doyenne, sciences de la santé (sciences infirmières) et directrice de l’École de sciences infirmières de 1980 à 1990. Parallèlement, elle termine un doctorat en éducation à l’Université de Toronto.

« Puis, McGill entend dire que je quitte McMaster et me persuade de revenir », rappelle Mme French. Elle rentre à McGill en 2001 à titre de vice-doyenne (sciences infirmières) à la Faculté de médecine et directrice de l’École de sciences infirmières. « J’avais dit que ce serait pour trois ans. J’y suis restée quatre ans! », dit-elle en riant. Elle part de nouveau à la retraite à Halifax, mais se remet bientôt à travailler à temps partiel pour l’Université Dalhousie. Si elle affirme être bel et bien retraitée (pour une troisième fois), Mme French agit maintenant comme consultante pour la Fondation Newton, une organisation caritative de Montréal qui se consacre à soutenir les sciences infirmières universitaires à McGill et au Québec.

« Elle n’a pas son pareil », signale le philanthrope Richard Ingram, qui a institué avec sa conjointe Satoko la Fondation Newton il y a 14 ans. Il qualifie d’« absolument phénoménal » l’apport à la profession infirmière de Mme French, son « mentor ».

Les Ingram, des alliés de longue date de l’École, ont créé la Chaire de recherche en sciences infirmières et en pratique novatrice Susan E. French, pour lui rendre hommage. Le premier titulaire en est Sean Clarke, lui-même un diplômé du programme avec entrée directe de l’École. (En reconnaissance de l’admirable générosité des Ingram aux sciences infirmières à McGill comme ailleurs au Québec, l’Université a annoncé la nouvelle dénomination de l’École — l’École de sciences infirmières Ingram — le 10 septembre 2012.)

Nursing 2 (French) _MG_8164Portrait de madame Susan E. French, directrice de l’École de sciences infirmières de l’Université McGill de 2001 à 2005

Lauréate de maints prix et honneurs, Mme French est reconnue comme une chef de file extraordinaire qui a contribué à transformer l’enseignement, la pratique et la recherche en sciences infirmières en Amérique du Nord et à l’échelle mondiale. Elle a joué un rôle de premier plan dans le développement d’un programme national d’agrément pour sciences infirmières de 1er cycle au Canada. De 1983 à 2003, elle a dirigé un projet en multiples phases (doté d’une subvention de plusieurs millions de dollars de l’ACDI) pour développer les sciences infirmières au Pakistan, et y instituer les premiers programmes de 1er, 2e et 3e cycles de ce domaine. « L’expérience a été merveilleuse », dit-elle.

Pendant qu’elle dirigeait l’École de sciences infirmières de McGill, Mme French a pris plaisir à collaborer avec les directeurs des soins infirmiers des établissements affiliés, et à travailler avec le corps professoral en sciences infirmières de McGill. « On y trouve des gens extraordinaires. » Elle se réjouit de constater l’augmentation des inscriptions — un des objectifs qu’elle poursuivait quand elle était directrice.

Priée de décrire l’évolution de la profession infirmière durant sa carrière, Mme French souligne que le rôle du personnel infirmier « a vraiment changé au fil des ans ». Elle fait état de la confiance accrue du personnel infirmier — auquel il faut maintenant un diplôme de 1er cycle pour exercer la profession, par exemple. Elle souligne aussi la valeur des liens interprofessionnels entre médecins, personnel infirmier, travailleurs sociaux, psychiatres, physiothérapeutes, et autres professionnels de la santé. « Toutes les professions conjuguent leurs efforts. »

Mme French fait aussi ressortir l’importance des deux langues à Montréal (un de nos atouts, à son avis), ainsi que l’intégration poussée de l’éducation, de la recherche et de la pratique. « Il existe une collaboration réelle entre la pratique et l’enseignement ici. »

A-t-elle un conseil à offrir au professeur Clarke, le premier titulaire de la Chaire Susan French, qui dirige aussi le tout nouveau Programme collaboratif en sciences infirmières de McGill? « De s’employer inlassablement à favoriser la collaboration. Le contexte s’y prête à merveille ici ».

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