Un ballon d’oxygène pour l’École de sciences infirmières

Thu, Sep 13, 2012

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Un ballon d’oxygène pour l’École de sciences infirmières

Par Neale McDevitt

On dit depuis longtemps que le personnel infirmier figure parmi les professionnels les plus mésestimés au monde. Or, mardi matin, lors d’une conférence de presse tenue dans l’atrium du Pavillon des sciences de la vie Francesco-Bellini, tout a changé avec l’annonce du lancement par l’École de sciences infirmières de McGill d’une nouvelle initiative axée sur les patients et la famille. Une nouvelle initiative qui voit le jour grâce à la contribution visionnaire de l’entrepreneur et philanthrope Richard S. Ingram, de la Fondation Newton de Montréal.

« À vous tous, infirmières et infirmiers, cette journée est la vôtre », a lancé M. Ingram, rayonnant de joie, à la foule compacte qui bondait l’atrium, ainsi que l’escalier et la tribune à l’étage au-dessus.

« Oui », ont répondu plusieurs voix enthousiastes dans l’assistance.

Jouant au journaliste, M. Ingram a posé une question qu’il a souvent entendue lui-même : pourquoi les sciences infirmières? Qualifiant la profession « de vocation la plus vieille de l’espèce humaine » et d’essentielle au bon fonctionnement de notre système de soins, M. Ingram a ensuite demandé « pourquoi les sciences infirmières stagnent-elles au bas du classement en matière de philanthropie ciblée? Nous ne connaissons pas la réponse, mais c’est ce qui nous motive à privilégier une profession plutôt qu’une maladie. »

Le nouveau Programme collaboratif en sciences infirmières de McGill rassemble du personnel infirmier en pratique clinique, en éducation, en recherche, en administration et en formation de diplômés, à McGill et dans ses hôpitaux d’enseignement, pour traiter de domaines où des besoins se font sentir. Le programme vise aussi à tirer parti du réputé programme d’études supérieures en sciences infirmières de McGill, pour accroître les admissions et le recrutement d’infirmiers cliniciens spécialisés et de chercheurs en milieu hospitalier de premier plan.

La nouvelle Chaire Susan E. French – qui rend hommage à une ancienne directrice de l’École de sciences infirmières – a été instituée pour soutenir ce nouveau programme. Son premier titulaire est Sean Clarke, directeur nouvellement désigné du Programme collaboratif en sciences infirmières de McGill.

On a aussi annoncé qu’en reconnaissance du don des Ingram, l’École a été renommée l’École sciences infirmières Ingram.

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Une journée de célébration

Pour la principale Heather Munroe-Blum, la journée en était une de célébration à plusieurs égards. Elle a pu rendre hommage à sa collègue, Susan French – en l’honneur de qui la Chaire est nommée – qu’elle connaît depuis les années 1970.

Elle a aussi souligné que la journée marquait le début d’une nouvelle ère pour la profession infirmière qui « a eu à lutter pour sa survie au sein du système de soins et dans les… facultés de sciences de la santé et les facultés de médecine ».

« Nous sommes très reconnaissants de ce don au pouvoir transformateur, qui nous permettra de continuer à tracer une voie d’avant-garde pour l’exercice des soins infirmiers, a dit la professeure Munroe-Blum. L’École de sciences infirmières de McGill est un chef de file en éducation des techniques infirmières depuis sa fondation il y a près de 100 ans. Grâce à la générosité de M. Ingram, l’École qui porte désormais son nom pourra améliorer sa recherche transdisciplinaire, et favoriser et faciliter des pratiques infirmières fondées sur des faits démontrés pour répondre aux besoins de patients et de leur famille, au Québec et ailleurs.

« Sans l’engagement résolu et indéfectible de Richard Ingram… nous ne serions pas ici aujourd’hui », a-t-elle dit à l’auditoire.

Le don arrive à point nommé, a souligné David Eidelman, vice-principal à la santé et aux affaires médicales et doyen de la Faculté de médecine, dans un contexte de pénurie d’infirmiers à l’échelle provinciale aggravée par l’augmentation des maladies chroniques, dont le soin revient surtout au personnel infirmier.

« Cet investissement fait date dans l’histoire des sciences infirmières de notre Faculté.  À l’avant-garde depuis sa création, l’École continue d’innover, de connaître une forte croissance avec ses nouveaux programmes d’études supérieures et des collaborations axées sur les besoins de la société, au Québec et à l’étranger. Le champ d’action de la profession infirmière prend de l’ampleur dans le système de soins, et McGill est fière d’ouvrir la voie avec ses partenaires. »

Une communauté très unie

Le terme « communauté » est revenu à maintes reprises durant la conférence de presse, tandis que les orateurs rappelaient la nature très unie de la communauté infirmière.

« La profession infirmière en a toujours été une d’équipe », a rappelé Hélène Ezer, directrice de l’École. « Nous avons en commun des valeurs… Nous sommes des partenaires et collaborateurs des patients et des familles. La situation de chaque patient et chaque famille est unique et nécessite des soins personnalisés… À nos yeux, nous devons soigner pendant la maladie et simultanément mettre l’accent sur la santé. Et alors que nous allons de l’avant aujourd’hui, nous pouvons affirmer que nous croyons les uns aux autres. »

M. Clarke, le nouveau titulaire de la Chaire Susan E. French et un chercheur de renommée mondiale en sciences infirmières, s’est dit très heureux d’être de retour à McGill, où il a obtenu son doctorat en 1998. Il espère donner aux étudiants actuels et futurs en sciences infirmières de l’Université la même éducation et la même formation de premier ordre qu’il a reçues.

« Je suis fier d’être issu de la communauté infirmière de McGill. Mon doctorat… a été dirigé par d’éminents spécialistes qui m’ont orienté vers les meilleurs cours, membres de comités et chercheurs, et je suis le bénéficiaire du riche héritage de cette communauté. Je suis très reconnaissant de porter dans mon cheminement professionnel, depuis l’obtention de mon diplôme, la formation exceptionnelle et les solides valeurs de McGill. »

Quant à l’avenir, le professeur Clarke dit vouloir consolider les liens existants au sein de la communauté infirmière à McGill et ailleurs, et « établir des ponts hors de notre discipline et de nos établissements et imaginer et concevoir un nouvel avenir pour nous-mêmes.

« Nos étudiants seront les témoins de l’inspiration d’une communauté très spéciale d’universitaires et de praticiens et auront encore plus de chances de s’investir dans l’intégration de la pratique et de travaux savants. Tout comme ceux qui les ont précédés, ils continueront d’être formés à être des chefs de file qui placent les patients et leur famille au cœur des soins et qui comprennent comment tirer profit de la recherche et des données pour perfectionner la prestation des soins. »

S’il faut en croire le mot de la fin de M. Ingram, la vision de l’avenir du professeur Clarke est entre bonnes mains. « Nous encourageons tous ces infirmiers et infirmières à chercher et à poursuivre avec intelligence et énergie les possibilités les plus prometteuses », a déclaré le bienfaiteur de l’École de sciences infirmières. « Tant que vous le ferez et tant que la Fondation Newton disposera de fonds, elle vous accompagnera. »

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